    La croisière jaune continue!
Le WE dernier, profitant de la fête de la mi-automne, nous avons filé au sud ouest de Shanghai.
Débarqués à Tunxi, M.Wang, un chauffeur privé, nous a pris en charge jusqu'à un charmant hôtel du centre-ville, recommandé par Cléa et Antoine, un couple d'amis (voir expédition à Cundixia).
Le lendemain, après un déjeuner réclamant de l'abnégation, nous avons repris la route vers Huangshan, littéralement la Montagne Jaune.
Le dit déjeuner était composé des plats et aliments suivants:
- bol de cacahuètes
- verre de café mix (mélange de café, de sucre et de lait en poudre vendu en sachet et dilué dans de l'eau)
- œufs durs
- porridge (bol d'eau fumante dans lequel nageaient des grains de riz)
- jus d'orange (poudre type Tang dilué dans l'eau).
La serveuse a fait bouillir le lait de Titouan, ce qui le rendait impossible à boire, et nous avons demandé à le refroidir mais elle ne comprenait pas que Titouan ne veuille pas se brûler la gorge au 3ième degré et il a fallu l'intervention d'une autre serveuse pour trouver la solution : ajouter des glaçons dans le biberon! Autant dire qu'à ce stade de dépit, nous ne nous sommes pas préoccupés de l'origine de l'eau des glaçons.
Après être arrivés sur le parking du site, nous avons quitté Wang et pris un taxi jusqu'au départ du téléphérique qui relie au sommet (ou presque) de la montagne.
C'était impressionnant. De fabrication autrichienne, le cable car glissait en silence dans les airs, tandis que nous regardions le vide grandir sous nos fesses et les montagnes surgir à mesure que le câble nous hissait vers leurs formes de menhirs géants coiffés de pins tortueux.
Des retraités chinois, qui étaient montés avec nous dans la cabine, furent adorables et m'aidèrent à repositionner Titouan sur mon dos.
Commença alors une partie de bravoure pour le papa randonneur, salués par nombre de chinois, pouce levé vers moi et me gratifiant parfois d'un "strong boy" en riant aux éclats.
En plus de Titouan, je mis un point d'honneur à porter nos plus gros bagages, un sac de sport bourré à craquer (mais comment faire moins avec 2 adultes et un petit bonhomme) et le lit parapluie. J'arrivai à l'hôtel BeiHai en nage mais heureux comme un pape (quoique Benoît XVI ne soit pas un modèle de gaieté). La mission était accomplie.
Marion m'avait encore surpris par sa résistance et sa capacité à ne pas se plaindre malgré les efforts que lui coutait cette première ascension imprévue du débarcadère à notre refuge.
On coucha Titouan et on partit en balade en amoureux à quelques encablures.
Puis au réveil de Titouan, on se lança dans une marche plus physique vers le pic du Lion.
On mit une bonne heure et demie pour l'aller-retour mais c'était très chouette de marcher en pleine forêt, avec Titouan gazouillant à mes oreilles ou me tirant les cheveux pour passer le temps.
Le lendemain matin, à l'aube, nous essayâmes de voir davantage de la mer du nord mais il pleuvait et on ne tarda pas à se recoucher. Cependant, pour le plaisir des yeux, je pris à la sauvette quelques clichés de Santa Marion Poncho Amarillo et de ses fervents adorateurs venus en masse camper rigoureusement leur tentes au pied de sa chambre d'hôtel en espérant apercevoir au petit matin le dernier Empereur. Mais celui-ci pas fou, était resté sous la couette, rejetant les folies de ses parents tombés du lit pour rien. Il fut lui aussi immortalisé au réveil dans son pyjama d'apparat.
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