    L'occasion fait le larron.
Un de mes anciens collègues et toujours ami (c'est possible) étant de passage en Chine la semaine dernière, nous avions décidé de tailler la zone ensemble.
Ainsi sommes nous partis au sud-ouest, dans le Shaanxi, visiter Xi'an et ses environs.
La chaleur était accablante. A peine débarqués à l'aéroport, en montant dans le taxi vers 23h, le chauffeur hilare nous annonça que le lendemain le mercure devrait bouillir autour de 38°.
Et le lendemain ne le fit pas mentir.
On avait décidé de passer le vendredi dans la ville.
On flâna d'abord dans le quartier musulman, aux rues quasi-piétonnes.
Au rez-de-chaussée, les étals se succédaient, paniers d'agrumes, d'arachides, d'épices multicolores, de pâtisseries ainsi que des magasins d'alimentation et des marmites fumantes de riz aux crevettes et aux oignons ou d'autres spécialités mal identifiées.
A l'étage, des laveries ou des fabriques artisanales d'objets vendus quelques rues plus loin.
On marcha ensuite jusqu'à la porte sud et on profita du panorama sur la ville depuis les remparts. La faim nous tenait déjà et ce fut difficile de trouver un restaurant.
On échoua sur Dong Dajie mais on évita les restaurants recommandés par le guide, trop bruyant.
Ce ne fut pas un festin mais on était au frais et au calme, le luxe quoi!
L'après-midi, on poussa jusqu'au musée des stèles, où se pratique encore l'estampage.
Cette technique ancestrale, proche de la lithographie, consiste à reproduire sur une feuille les inscriptions (poèmes, journaux d'époque) gravés sur la pierre. Il suffit d'appliquer une couche de peinture, puis les creux et les vides font leur travail. On décolle ensuite la feuille et on transmet ainsi des secrets millénaires...aux touristes qui veulent bien patienter dans la boutique de souvenirs.
Vers 17h, on rentra tous faire une sieste, épuisé.
On ressortit dîner sur la place de la Tour du Tambour (ou de la Cloche), dans un excellent restaurant spécialisé dans les jiaozi puis après avoir couché Titouan, on alla prendre un verre en terrasse dans un quartier branché que l'on avait repéré, à quelques pas des artères commerçantes.
On refit le monde, la mondialisation et on jeta les bases de la Constitution de la 6ième République jusque tard dans la nuit.
Le lendemain nous fit mentir : Nicolas était toujours roi dans son pays et les ouvriers en bas de notre hôtel toujours torse nus, sans casque ni lunette et mal chaussés maniaient le marteau-piqueur, la pelle et le fer à souder. Cependant le roi avait décidé de ne pas boycotter le fruit de leur labeur. Comment ne pas soutenir le modèle des 35h en deux jours de ces lointains voisins zélés prêts à travailler plus pour gagner plus?
A suivre...
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