| Dans les bars la nuit
S’ennuie
N’a pas
Droit de cité
Niée la nuit se replie
Serpent noir derrière un rideau d’étoiles
Sous les sunlights des night clubs
Le jour court toujours
Prisonnier évadé de sa cellule
Douze heures de vie ne lui suffisent plus
Le jour à perdre haleine
Dure et se promène
Insouciant sur les landes de la nuit
Le jour loin de faiblir
Se laisse pousser des ailes
Dans le dos du soleil et de la lune réunis
En conciliabule
Le jour se joue, même puni,
A guichet fermés le jour
Décolle les semelles des noctambules
Confesse sur le dance floor
Promet de l’or pour les braves
Plonge dans les décolletés
Le jour trousse les jupes les plus serrées
Brise les abat-jour
Réjouit les rabat-joie
Artificiel profond sacrilège
Le jour s’empare de la nuit
Pour une suite royale
Oh le vilain maraud !
Le jour ne meurt pas
Le jour nous trouve sourds
Hagards gais et bavards
A l’arrière d’un taxi
L’aube est au rendez-vous
Frissonnante
Fraîche
Le jour se retire pour mieux revenir
Ce soir il se prendra les pieds dans le tapis rouge du crépuscule
S’accrochera au rideau d’étoiles
Mordu à la cheville
Vaincu par ses excès
Sentira le venin de la noire volupté
Remonter le cours de ses veines bleutées
Jusqu’à ce que son cœur se lasse
Du drum’n’bass
Jusqu’à ce que son cœur cesse
De battre.
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