| Hier soir après une journée un peu longue passée à résoudre des problèmes techniques pour mon équipe de production mais surtout à les contourner, j’avais rendez-vous au Saffron.
Ce restaurant, niché dans un hutong près d’Andingmen Qiao, recevait ce soir là une foule de gens sympathiques venus célébrer l’anniversaire de Marie, l’épouse d’Ambroise.
L’apéro dans la cour carrée fut très agréable et quelques sangrias vite avalées me permirent d’oublier pour un temps les vicissitudes de mon métier.
Puis ce fut le moment de goûter au banquet. Les mets (carpaccio de bœuf salé, poisson aux petits légumes marinés, glace à la cacahuète et j’en passe) rivalisaient de saveur et l’on voyait les sourires s’épanouir sur les visages des convives de plus en plus éméchés pour certains (dont on taira les noms cela va de (verre à) soi).
Je m’éclipsai de bonne heure, sérieux comme un pape et conscient que le samedi serait une journée chargée.
La ruelle était plongée dans l’obscurité mais point de Jack l’Eventreur à craindre aux angles des maisons basses. Seuls quelques Pékinois accroupis en Z prenaient le frais et discutaient à voix basse de la politique de l’OMC (et pourquoi pas ?). Les lounge bars qui m’avaient paru nombreux et accueillant à mon arrivée avaient tous fermé boutique mais je me promis de revenir traîner mes guêtres dans ce coin de la ville au mois d’août.
Ce matin je fus réveillé à l’aube par notre cinglée de voisine du dessus (ou son ayi) qui ne trouve rien de mieux à faire que déplacer des commodes Louis XVI d’un bout à l’autre de son salon, sûrement pour nettoyer la poussière accumulée sous les pieds des dites commodes. Combien de fois ai-je déjà rêvé de pulvériser cette maniaque d’un coup de fusil du fond de mon lit en pointant le canon vers le plafond et en m’aidant du bruit de roulement tonitruant qui accompagne son manège matinal pour la localiser ? Heureusement pour elle comme pour moi, je ne possède pas d’armes à feu à la maison et suis d’un naturel tolérant. Comme le disait Zazie za la radio "Zen, restons zen"...
Aujourd’hui, je me consacrai à l’étude de cas de management en tous genres. L’après-midi je me joignis à un groupe de camarades de ma promo pour une session de révision collective de nos devoirs, dans un café près de Soho. Ambiance musicale, bon enfant et studieuse à la fois. Cependant après quelques heures de commune cogitation, je décidai de continuer d’étudier au calme à la maison.
Le dîner achevé, en écoutant Finley Quaye ronronner des chansons d’amour sur un beat reggae, je prends quelques minutes pour alimenter le blog.
L’heure est venue de retourner à mes protagonistes et à leurs dilemmes.
A très bientôt la France !
Alex
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